S’observer pour mieux se comprendre et prendre sa vie en main
Ces dernières années, ce qui m’a le plus aidée a été l’observation.

M’observer pour être plus précise.
M’observer quand je suis seule et quand je ne le suis pas.
Par exemple :
- Comment est-ce que je m’adresse à telle ou telle personne selon le contexte.
- Observer ce que je dis et comment je le dis à qui, que ce soit tête-à- tête ou en groupe.
- Comment est-ce que je réagis face aux événements, qu’ils soient prévus, préparés ou non ?
- Où vont mes pensées à l’instant T ?
- Suis-je vraiment attentive à ce qui se joue ou est-ce que je me suis échappée quelque part ?
- Quand je ressens une émotion, comment est-ce que je réagis ? Est-ce que je fuis, je me fige, je combats ou je cherche à faire plaisir ?
- Quelle est la sensation dans mon corps et où ?
- Quand un imprévu se produit, quelle est ma réponse ?
- Quand les choses ne se passent pas comme je le souhaite, qu’est-ce qu’il se passe à l’intérieur.
- Quand on me dit des choses désagréables qu’est-ce que cela vient chercher chez moi ?
- Et quand on me fait un compliment ou des attentions, suis-je à l’aise ?
- …
Ces observations ne se font pas à chaque seconde, loin de là. Mais au fur et à mesure du travail sur moi, elles sont devenues de plus en plus conscientes.
Porter mon attention sur ce qui se joue au moment où je le vis a vraiment changé la donne. Cela m’a aidé à mieux vivre avec moi-même, à m’accepter telle que je suis ou à décider de faire quelque chose pour que cela change à l’avenir.
Observer, c’est se poser pour mettre en lumière.
Quand on met de la lumière, on devient conscient de ce qu’il se passe et c’est justement là que l’on peut choisir d’en faire quelque chose ou non. Mais au moins on en est conscient !
Ça change TOUT !
Cela permet non seulement de se prendre de plus en plus en main et de sortir des victimisations mais aussi de ne pas inconsciemment ancrer des traumas.
Le cœur, le corps et l’esprit ont leurs propres mémoires et systèmes de défense. Ils sont très créatifs pour noyer le poisson (d’où l’inconscient, la partie invisible de l’iceberg).
L’être humain est super doué pour se faire sa réalité et s’adapter face au danger.
Le passé est ce qu’il est et c’est un autre sujet mais, aujourd’hui, n’est-ce pas le bon moment pour décider de mieux traverser ce chemin qui est le nôtre ? Pour faire en sorte qu’il soit plus agréable et coloré ?
Cela commence par cette observation de soi !
Pas pour juger ou blâmer mais pour lire l’instant T, avec les filtres en place.
Il se passe ceci et je ressens/dis/vis cela.
Est-ce déjà arrivé ? Est-ce une habitude, un automatisme ? Par rapport à qui, à quoi ?
Est-ce que j’ai envie que cela change ?
À quel point en ai-je envie?
Qu’est-ce que je risque si cela devait changer ou si justement cela restait ainsi ?
Ai-je quelque chose ou quelqu’un à perdre ?
Qu’ai-je à gagner si les choses devaient rester ainsi ou si elles venaient à changer ?
Donc la première étape est l’observation!
La seconde est d’identifier et nommer ce que l’on observe.
Ensuite ?
La troisième phase est de décider de ce que l’on en fait, si l’on souhaite en faire quelque chose.
Option 1 : On opte pour que cela reste à l’identique (pour des tas de bonnes raisons).
Ok mais cela devient en conscience et déjà là l’impact est différent puisque l’« on sait » et donc on est plus honnête envers soi qu’auparavant.
Genre : je n’ai pas le moral, je me sens triste. Au lieu de me forcer à aller bien, je décide de me laisser un peu de temps pour vivre cet état.OK. Je ne choisis pas forcément ce que je ressens, mais je peux choisir de me laisser cet espace.
(L’option 2 peut être déclenchée à tout moment, bien sûr. On peut aussi se fixer un moment pour refaire le point : « Si au bout de ces deux jours je me sens toujours aussi mal, alors j’activerai le plan B en… )
Option 2 : Le changement appelle.
Une chose à retenir : Pas à pas !
Je précise : Petit pas par petit pas, même pour les impatients comme moi qui aimeraient une baguette magique pour passer de la décision au résultat en un quart de seconde. Hum.
Donc, on identifie, on découpe en étapes et on commence par ce qui est sous notre contrôle, dans notre champ d’action et qu’on peut faire avec les ressources dont on dispose, y compris du soutien si nécessaire.
Il faut que ce soit ce que j’appelle « écologique pour soi » : un pas adapté à mes ressources du moment. Sur une échelle de 0 à 10, à quel point est-ce que je me sens capable de le faire vraiment ? L’idée est d’arriver au moins à 8.
Si lors de l’évaluation, tu estimes que tu le feras vraiment à 5/10, c’est qu’il faut revoir l’approche. Sans doute commencer plus petit, moins intensément.
Que manque-t-il pour que ce soit un 7 ? Et un 8 ?
Si tu observes que des « Oui mais… » se mettent déjà dans le chemin, c’est peut-être qu’un truc en dedans dit « non », qu’une peur se manifeste ou qu’un obstacle mérite d’être regardé: Retour en étape 1 mais par rapport au changement identifié.
Quatrième étape : on se met en mouvement, en action (avec une date d’échéance, c’est mieux)
Si cela ne fonctionne pas, demande toi ce que tu pourrais faire de différent. Explore un autre angle, teste, adapte.
Le fond est parfois bon mais pas la forme et vice versa.
Rebelote en point 1.
Petit récap :
· Observer
· Identifier et nommer
· Décider de ce que l’on en fait
· Se mettre en mouvement
Voici à la grosse louche le processus que je voulais te partager aujourd’hui car il m’impacte chaque jour. C’est ce qui m’a le plus fait grandir et devenir la personne que je suis aujourd’hui. Une personne que, oui, j’apprécie de plus en plus (j'ose même l'écrire).
Bien sûr que j’ai eu recours à des ressources extérieures comme des séminaires, des formations, des sessions chez des praticiens mais elles n’auraient pas servi à grand-chose si je n’avais pas décidé que quelque chose devait changer.

J’ai enfin compris que c’était moi qui étais aux commandes de mon navire.
J’ai le libre arbitre d’y embarquer qui je veux et d’y charger ce qui me convient et comment.
Enfin, plus ou moins car la vie a ses challenges, embuscades, coups de massue et coups de pied au derrière qui demandent de l’adaptation constante. Hum.
Il paraît que ça fait partie du deal de s’incarner sur cette belle planète bleue.
A bientôt !
Lumineusement,
Sophie, Alchimiste de l'être


