Il y a plusieurs façons de voyager.

L’autoroute pour le côté direct, les routes de campagnes pour la découverte, mais là me viennent alors les moyens de transports comme le train, car, la voiture, la moto, le vélo, à pied… avec escales ou sans… seul ou à plusieurs…

Chaque formule est un voyage différent, une expérience différente selon la personne qui la vit et celles qui seront sur son passage.

Lors d’ateliers en développement personnel, je me rappelle que je buggais quant à ma destination, mon épitaphe. C’était une source de grande frustration par rapport au groupe.

La comparaison avec le GPS faisait complètement sens.

Difficile d’avancer sans avoir la destination.

Et pourtant…

Aussi loin que je me souvienne, je voulais juste être heureuse (et propriétaire* à 35 ans).

Avais-je une liste de critères?


Bien sûr que j’ai creusé la question maintes et maintes fois. Comprendre et trouver du sens est dans mon ADN.

Les éléments changeaient selon les manques du moment (c’est mon constat du jour. Scoop)

Le résultat était fade, avec un « oui mais… » car il y manquait l’étincelle qui ferait écho en moi, le « tilt » ou « Eureka » tant espéré.

En fait la base faisait défaut : le programme du GPS!


Aujourd’hui je comprends enfin qu’être heureux est un état d’esprit (le programme) qui dépasse le verre à moitié plein ou vide. Avoir un verre est déjà génial en soi - on pourrait nous le dire de temps en temps d’ailleurs -.


J’ai découvert qu’être heureux, ce n’était pas une mince affaire non plus.

En tout cas pour moi car ce n’est pas la marmite dans laquelle je suis tombée étant petite.

Il y a quelques années, je me suis appliquée à jouer le jeu de la reconnaissance, de la gratitude et de la bienveillance chaque jour pendant un certain temps.

Dans les jours très sombres, je m’accrochais aux fondamentaux comme d’être reconnaissante d’avoir un toit sur ma tête, de pouvoir remplir mon assiette, de prendre des douches quotidiennement, de m’accrocher malgré tout.


Au fur et à mesure des semaines, des mois, j’ai senti des changements à l’intérieur.

Ca devenait plus lumineux, plus coloré et plus savoureux.

J’ai réussi à me sourire, me trouver des qualités et progressivement à accepter mes émotions, mes up et mes down, mes traits de caractère, mes blessures, mes différences …


Là j’ai réalisé que je faisais entièrement partie de ce menu « bonheur » que je cherchais tant.

C’est moi le cuistot, le maestro, la créatrice.

Le mental l’avait entendu mais c’est de l’intérieur que j’ai compris.

"tilt"


Être heureuse pour moi, c’est la résultante d’avoir choisi de me relever, d’essayer d’autres routes, de rester ouverte aux bonnes surprises et de m’adapter aux moins bonnes.


C’est aussi d’oser.

Oser regarder mes ombres pour les transmuter, oser être moi, oser changer mes habitudes en suivant mon cœur et les murmures de mon enfant intérieur, oser aller à contre-courant, oser dire ce que je ressens (même si cela demande parfois un temps d’intégration. Hum. Work in progress). Oser danser quand personne d’autre ne le fait. Oser chanter.


C’est aussi de sourire à une personne, à un rayon de soleil ou à Dame la lune.


Non je ne suis pas heureuse chaque minute ou heure de ma vie mais la différence par rapport à avant, c’est que mon corps et mon cœur savent comment ils vibrent quand c’est le cas.

Ils ronronnent tant que je deviens une boule à facette à l’instant T, ce fameux moment présent.

Je les laisse alors se remplir de cette expansion unique et tendre de vie, de joie, de gratitude.


< je souris de l’écrire – troooop bon >


Puisse ceci t’inspirer.

Rappelle-toi, un pas à la fois et chaque pas se célèbre.




De tout mon bonheur du moment présent

- So Dao -


*façon commune et bien ancrée d'accepter de s'endetter pour un bon moment ...