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A la découverte du Chemin de Compostelle



C'est suite à plusieurs facteurs que je me suis retrouvée à marcher sur le Chemin de Saint Jacques de Compostelle de Roncevaux à Logrono.

Rien n'était prévu même 5 jours à l'avance et pourtant, j'ai l'impression que c'était écrit.


Si j'avais su, je ne me serais surement pas lancée, par peur de ne pas y arriver... c'est sans doute pour cela que tout s'était mis pour me rassurer, avec la générosité et la disponibilité d'Olivier Amiri, un pote belge qui s'est installé sur le Chemin il y a quelques années pour y ouvrir un commerce près de Zubiri avec son épouse.


Avant de m'endormir la première nuit chez lui, j'ai su que j'allais aller marcher les 6 jours complets, et non 3 comme je l'avais imaginé (en mode touriste, avec des visites, etc.).

On a trié les affaires de mon sac car j'avais beaucoup trop.


Il y aura un autre écrémage 2 jours plus tard (bye bye le roman, le carnet de note, le bloc de dessin, les crayons, et x vêtements de rechange).

J'avais déjà marché plus de 20 km pendant 2-3 jours mais ici, le poids du sac fait toute la différence, et encore plus en hiver où il n'y a pas le service de portage d'une étape à l'autre.


Pas d'hasard, que des rendez-vous et dans mon cas, des réflexions.

Beaucoup de réflexions.


J'ai pas mal chipoté en marchant les deux premiers jours, que ce soit en prenant des photos, m'arrêtant pour observer, triturant des cailloux et bouts de bois. J'ai même joué de la sensula!

J'avais besoin de "faire" quelque chose en avançant et toutes les diversions étaient bonnes, même sucer une pastille ou savourer une barre de céréale.


Cela a changé par la suite car une douleur au genou m'a forcée à marcher avec un (puis 2) bâtons. J'ai dû me concentrer sur mes pas et sur où je déposais ces supports précieux.

Plus de diversions mais les paysages, l'effort, mon corps, mes pensées et moi.



Intention claire: atteindre la fin de chaque étape avant la tombée de la nuit et sur mes 2 pieds.


Pendant cette marche, j'ai beaucoup pensé à des personnes proches et moins proches, et bien sûr, à ma vie, mes choix.

J'ai aimé partager ces capsules vidéos des 4 premiers jours (voir sur ma chaine YouTube mais voici la 1ère)



J'ai été touchée par les messages d'encouragements que j'ai reçus et par ceux qui me trouvaient inspirante.

Transmettre est dans mon ADN alors, si mon expérience peut allumer une petite étincelle chez quelqu'un, j'ai tout gagné.


Quand je me suis lancée, j'attendais une réponse pour un job. Au lieu de rester dans l'expectative chez moi, je me suis dit que marcher et changer de contexte me ferait du bien, avec en arrière pensée l'idée de pouvoir marcher sur la décision du partenaire, qu'elle soit positive ou non, et ainsi me recharger avant de rentrer.

Il en a été décidé autrement car j'ai reçu un refus au terme des 6 jours, quand j'étais de retour à Pampelune.

Cela m'a ébranlée.

Jusque là j'étais en douleur mais avec un bon moral.

Boum.

Flop.

Foutu.

Le mental s'y est mis à fond: A quoi bon rentrer ? Quel est le sens de tout cela ? Je m'attendais à un nouveau départ, nourri de ces jours d'escapade et... ben non...


Après l'abattement, et être allée chez un coiffeur local me délester de 6cm de cheveux pour la symbolique, j'ai choisi de diminuer le son des paroles de l'imposteur, du saboteur en dedans, pour laisser passer la petite voix constructive :

  • Comment puis-je me servir de mon expérience ici pour rebondir ?

  • Puis-je utiliser cette détermination dans un autre projet ?

  • En quoi est-ce une opportunité ?


Le cerveau aime les questions pour y chercher des réponses il paraît. Le voilà servi.


Cela fait une semaine que je suis rentrée et rien ne s'est passé comme prévu dans ce plan d'action qui s'était dessiné.

Mon corps a décidé de prendre son temps pour récupérer, mon esprit aussi.

Repos et immobilité que je tente d'apprécier...



La vie demande de la présence, de la conscience et de l'adaptabilité constante.

Les événements mondiaux nous le montrent également. Nous n'avons plus aucune certitude.

Notre quotidien et nos projets doivent s'ajuster selon le contexte environnant et cela va de plus en plus vite.

Suivre le flot au lieu de le contrer coute que coute.

Cela aide, oui, et surtout de s'en rappeler par la suite car, si on a réussi à la faire une fois, c'est qu'on peut le modéliser à un autre cas.

Non, ce n'est pas facile mais c'est possible !



C'est là que je remercie mon parcours de vie aux multiples rebondissements, mon coté hypersensible à la source de ma quête de sens, et ma voie dans l'accompagnement des personnes qui aspirent à un mieux être, un mieux sentir et un mieux faire.


Aujourd'hui, je vais donc utiliser cette expérience et mes réflexions pour avoir une petite conversation avec ce monde des possibles pour la suite de mon chemin.



Lumineusement,

Sophie


J'accompagne hommes et femmes à révéler leur essentiel en passant par l'ouverture du coeur, la douceur et le passage à l'action.






Janvier: place à la douceur

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